Les cas confirmés de cancer de l’utérus sont de plus en plus nombreux de nos jours. Selon le Ministère des Solidarités et de la santé, 70 % sont causés par un virus appelé papillomavirus humain (HPV). Peu connu de la population, ce virus est pourtant à l’origine de nombreux problèmes de santé, allant de simples verrues génitales aux cancers. Selon les estimations, 80 % des hommes et femmes qui ont une vie sexuelle active contractent le papillomavirus au moins une fois dans leur vie (Fondation contre le cancer Belgique), sans s’en rendre compte. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quels sont ses symptômes ? Quel danger représente-t-il pour la santé ? Comment le dépister et le prévenir ? Tour d’horizon sur le papillomavirus humain.

Papillomavirus : de quoi s’agit-il exactement ?

Le papillomavirus humain ou HPV est un virus très répandu. Il existe en une très grande variété (plus de 150) et leur action peut différer d’un type à un autre. Ce virus se développe et se multiplie au niveau de la peau et des muqueuses. Dans la plupart des cas, les infections causées par le HPV peuvent être bénignes ou malignes. Mais des complications peuvent apparaître dans 10 à 20 % des cas. Des complications qui se manifestent comme des lésions précancéreuses et qui surviennent suite à l’absence de traitement ou à un traitement inapproprié. A noter que le papillomavirus humain est très contagieux. La contamination se fait par voie sexuelle. Toutefois, un contact par la main ou la bouche peut aussi suffire à transmettre d’une personne à une autre.

Les symptômes associés au papillomavirus

L’infection à papillomavirus humain est la plupart du temps asymptomatique. Mais quand ils apparaissent (allant généralement de plusieurs semaines à plusieurs années après la contamination), les symptômes se manifestent des manières suivantes :

  • Au niveau de la peau: apparition de verrues vulgaires (sur les coudes, les mains, les genoux…), verrues plantaires (sur la plante des pieds), verrues planes (sur le visage) et/ou papillomes verruqueux.
  • Au niveau des muqueuses: des tumeurs bénignes, inflammatoires et verruqueuses au niveau de muqueuse anale ou génitale. Chez une femme, des saignements génitaux et des démangeaisons peuvent aussi être observés.

Les dangers pour la santé

Nous l’avons déjà dit plus haut, l’infection à papillomavirus humain est parfois bénigne et maligne. Cela ne signifie toutefois pas qu’on peut la négliger et la laisser à l’état où elle est. Non traitée ou mal traitée, l’infection peut entraîner des complications qui peuvent s’avérer graves. Tel est notamment le cas quand il y a une infection chronique par les papillomavirus de types 16 et 18. Au début, l’infection va provoquer des lésions précancéreuses que l’on connait également sous le nom de CIN ou néoplasie intra-épithéliale cervicale. A ce stade, il est encore possible de supprimer le HPV par le biais d’un traitement adéquat. En cas d’absence de traitement, la CIN va évoluer et se transformer en cancer du col de l’utérus. Mais cela s’opère sur le long terme (20 ans en moyenne).

Dépistage et prévention du papillomavirus

Dépisté à temps, le papillomavirus humain peut très bien être traité, même s’il cause déjà des lésions précancéreuses. Le dépistage devrait se faire à l’apparition des premiers symptômes de l’infection. Sinon, il est aussi recommandé de réaliser régulièrement des frottis. Ces examens permettent de détecter la présence de lésions précancéreuses et de les traiter. Idéalement, les frottis sont à effectuer tous les 3 ans, entre 25 et 65 ans. Enfin, concernant les moyens de prévention, il existe une vaccination avant infection et gratuite qui s’adresse aux jeunes filles qui s’apprêtent à entrer dans la vie sexuelle.