Que sont les condylomes génitaux ?

Le papillomavirus humain (HPV) est responsable de l’apparition des condylomes génitaux (verrues génitales). Il s’agit de lésions externes de la peau qui sont la plupart du temps bénignes, mais qui doivent être traitées rapidement, car le HPV est très contagieux.

Le HPV fait partie des infections sexuellement transmissibles les plus courantes, en France on estime que près de 5 % de la population sont concernés.

Principaux symptômes

La période d’incubation du virus peut être assez longue, entre 1 et 8 mois (et même plusieurs années dans certains cas). Lorsque la maladie se manifeste, de petites verrues commencent à apparaître sur les organes génitaux ou l’anus. Il peut également y avoir des verrues dans la gorge ou la bouche qui sont plus difficiles à déceler.

Les condylomes peuvent avoir différentes couleurs (rouge, gris ou couleur peau) et leurs formes sont variées (crêtes de coq, boutons, choux-fleurs ou lésions plates).

La plupart du temps, on retrouve les condylomes au niveau du pénis chez l’homme et autour de la vulve chez la femme. Pour les deux sexes, l’anus, la gorge et la bouche sont également des zones où des excroissances se forment.

Si elles sont désagréables à la vue, les verrues génitales sont indolores. Toutefois, il peut y avoir dans certains cas des démangeaisons et des saignements.

Comment se transmettent les condylomes ?

Le HPV se transmet par simple contact peau à peau entre une personne contaminée et une personne non contaminée. C’est pourquoi, le port du préservatif s’avère parfois insuffisant pour éviter la transmission.

Toutefois, la pénétration ( vaginale ou anale) demeure le principal mode de transmission du virus.

En revanche, le virus ne se transmet pas en dehors des contacts intimes.

La grande majorité des personnes touchées par les condylomes génitaux sont les jeunes femmes de 15 à 25 ans. De même, les personnes souffrant du VIH ou d’autres déficiences immunitaires sont plus sujets à la contamination par le papillomavirus.

Diagnostic et traitement

Diagnostic

Le diagnostic des condylomes est relativement simple car les verrues génitales se voient à l’oeil nu. En cas de doute, le praticien effectuera un prélèvement de peau afin de l’analyser.

Une recherche de cellules cancéreuses peut également être effectuée par le biais d’un frottis cervico-vaginal qui sera pratiqué par le gynécologue.

Les traitements

Il existe des traitements locaux efficaces pour traiter les verrues génitales.

Dans un premier temps, des traitements topiques sont proposées. Ils permettent d’éliminer la plupart des verrues génitales en quelques jours.

L’ingrédient chimique utilisé est la podophylline que l’on trouve dans la crème Warticon ou Condyline.

En cas de récidive ou de contre-indication à l’utilisation des deux premières solutions, un traitement à l’imiquimod peut être prescrit avec un suivi dermatologique mensuel.

Un vaccin, le Gardasil, est également disponible et conseillé pour toutes les jeunes filles de 15 à 26 ans.

Dans le cas où les traitements chimiques ou immunomodulateurs n’ont pas suffi à faire disparaître les verrues génitales, le dermatologue pourra utiliser la cryothérapie afin de geler les verrues. Toutefois, cette solution provoque des effets secondaires très désagréables pour le patient.

Le laser CO2 ou l’électrocoagulation sont proposés pour les lésions les plus graves. Ces traitements nécessitent une anesthésie locale ou générale.

Les récidives sont très fréquentes et beaucoup de questions restent à ce jour en suspens autour des condylomes et du virus HPV. La période d’incubation peut varier fortement d’une personne à l’autre et certaines personnes seront des porteurs sains, sans lésions visibles.

Il est donc utile de rappeler que le port du préservatif reste la meilleure protection contre les IST. Et dans le cadre d’une sexualité active, la réalisation de tests de dépistage réguliers permet d’agir rapidement en cas de contamination.